La Rançon et la Trinité

Publié le par bleu_lagon

 

Cette note est consacrée à l'examen de la doctrine de la Rançon, vue par les Témoins de Jéhovah (TdeJ). En ce qui me concerne, je dois dire que j'ai trouvé leur doctrine extrêmement simple et facile à comprendre. Mais ce jugement de valeur n'engage que moi, évidemment.

Alors sans plus tarder, entrons dans le vif du sujet. Celui-ci nous permettra en même temps de réviser ensemble une grande partie des points déjà abordé dans ce blog. Et comme j'entends souvent dire que les TdeJ n'auraient pas les mêmes doctrines si ils n'avaient pas leur propre traduction ("falsifiée") des Écritures, j'ai décidé d'utiliser le moins possible cette fameuse Bible des TdeJ (la Traduction du monde nouveau, ou TMN) tout au long de cette étude.

L'entrée en matière pourra vous paraître longue mais elle est nécessaire. Alors pour bien comprendre le sujet :

Remontons aux origines

Dieu existe de toute éternité (Psaumes 90:2). Parfait, complet, il se suffisait à lui-même. Puis il a entrepris une gigantesque oeuvre de création.

Sa toute première création fut un être spirituel, semblable à Lui, un fils glorieux, à l'image de son père. Ce fils serait appelé Mikaël, ou Michel (nom qui signifie : " Qui est comme Dieu ? "). Les TdeJ identifie cette première créature de Dieu à celui qui plus tard deviendra l'homme Jésus. A l'appui de cet enseignement les textes bibliques suivants (entre autres) :

Apocalypse 3:14 (Segond) : " Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu. " — C'est en effet Jésus qui parle dans ce verset en s'attribuant ce titre que j'ai souligné en italique.

Colossiens 1:15 (Segond) : " Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création."

Proverbes 8:22 : " L'Éternel m'a créée la première de ses oeuvres, Avant ses oeuvres les plus anciennes."

Ensuite, le Père et le Fils ont travaillé ensemble à la création de toutes les autres choses, animées ou inanimées, visibles et invisibles. Dieu, Jéhovah était le Créateur, Mikaël son ouvrier. Tout vient donc de Dieu, par son fils premier-né. Ils ont commencé par s'entourer d'une multitude d'autres créatures spirituelles invisibles, les anges. Dieu a alors nommé son fils premier-né chef de ces anges ou archange.

Dans le nom archange, le préfixe " arch ", signifie " en chef " ou " principal ", ce qui laisse entendre qu’il n’existe qu’un seul archange, l’ange en chef. D'ailleurs, on ne trouve jamais " archange " au pluriel dans les Écritures. Mikaël est le seul nom directement associé au mot " archange " (Jude 9) Versets de référence :

Colossiens 1:16 (Segond) : " Car en lui [ou : " par lui ", Darby] ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui."

Jean 1:2 : " [La parole] était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle."

1 Corinthiens 8:6 (Segond) : " Néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes."

1 Thessaloniciens 4:16 (Darby): " Car le Seigneur [Jésus] lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement." [Idem dans Ostervald ou Martin 1744] — Logiquement, une voix d'archange provient de la bouche d'un archange.

Toutes les êtres spirituels, qu'il s'agisse de Jéhovah lui-même, de Mikaël ou des anges sont appelés Dieu, ou dieu, selon le sens étymologique du terme hébreu ’Él qui signifie vraisemblablement " Puissant, Fort ". Cependant, Jéhovah est " le seul vrai Dieu " (Jean 17:3), le seul digne d'adoration (Matthieu 4:10).

La création des choses visibles, matérielles, vint ensuite : l'univers, la terre avec sa flore et sa faune, et finalement l'homme et la femme. Mikaël et son Père travaillaient ensemble à la création de toutes ces choses et les anges observaient avec curiosité et plaisir. Références :

Proverbes 8:22 à 31 (Bible du Rabbinat français) : "L’Éternel [hébreu :
הוהי ] me créa au début de son action, antérieurement à ses œuvres, dès l’origine des choses. Dès les temps antiques, je fus formée, tout au commencement, bien avant la naissance de la terre. Il n’y avait pas encore d’océan quand je naquis, ni de sources chargées d’eaux. Avant les montagnes plongeant dans les profondeurs, avant les coteaux, je fus douée de vie, avant que Dieu eût fait la terre et ses vastes espaces, la masse des glèbes du sol. Quand il affermit les cieux, j’étais là, et quand il traça un cercle autour de la surface de l’abîme; quand il consolida les nuées dans les régions supérieures, quand jaillirent avec force les sources souterraines; quand il imposa à la mer ses limites, empêchant les eaux d’enfreindre son ordre, et qu’il fixa les fondements de la terre. Alors j’étais à ses côtés, habile ouvrière, dans un enchantement perpétuel, goûtant en sa présence des joies sans fin, m’égayant sur son globe terrestre et faisant mes délices des fils de l’homme."

Voir aussi Job 38:1 à 7.

Le dessein de Dieu pour l'homme

Dieu créa l'homme, Adam, à partir de la poussière du sol et la femme à partir d'une côte d'Adam. Le dessein de Dieu en créant ce premier couple humain est clairement énoncé en Genèse 1:26 à 28 que je cite :

" Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre."

" Dieu dit faisons." A qui parle-t-il ? A son " habile ouvrière," son fils Mikaël, l'archange. L'homme est créé à l'image de son Créateur, c'est à dire que, comme Lui, il dispose du libre arbitre (la liberté de ses actes) et possède certains attribut au nombre desquels figurent l'amour, la sagesse, la justice et une certaine force. La mission de l'homme et de ' remplir la terre.' Un peu plus loin, au chapitre deux de la Genèse (2:8, 15), on apprend que nos premiers parents étaient dans un jardin de délice, ou paradis terrestre : le jardin d’Éden (mot qui signifie " Plaisir "). On comprend qu'Adam et sa femme Ève devait donc étendre ce jardin au fur et à mesure que la famille humaine s'agrandirait. Finalement, ce paradis couvrirait toute la terre pour devenir un véritable joyaux dans l'univers.

Un cadeau d'une telle valeur ne peut être donné à des ingrats ou des irresponsables. Adam et Ève devaient se montrer dignes de ce don. La logique voulaient qu'ils respectent leur Créateur et lui obéissent. C'était la moindre des choses. Aussi Dieu donna-t-il un ordre formel à nos ancêtres : " Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. (...) Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras." (Genèse 1:29 ; 2:16, 17).

Cet " arbre de la connaissance du bien et du mal " avait-il quelque chose de particulier ? En un sens, oui : Dieu se le réservait. La valeur de cet arbre était d'ordre moral : il représentait le droit de Dieu de décider, pour ses créatures, de ce qui est bien ou mal.

Notez bien la pensée des versets 16 et 17 et en particulier cette portion de phrase : " le jour où tu en mangeras, tu mourras." Si Adam mangeait du fruit de l'arbre que Dieu s'était réservait, il mourrait, à coup sûr. Et dans le cas contraire ? Et si Adam se montrait respectueux des instructions divines en ne touchant pas à cet arbre, que lui arriverait-il ? La réponse tombe sous le sens : il ne mourrait pas du tout, jamais. Il vivrait indéfiniment, sur terre, dans la demeure que Dieu avait créé et aménagé pour lui ; car : " Les cieux sont les cieux de l'Éternel [hébreu:
הוהי
], Mais il a donné la terre aux fils de l'homme." (Psaume 115:16).

Le péché originel

Le chapitre trois de la Genèse nous apprend comment un vil " serpent " vient soudain troubler la paix du paradis terrestre. Il tient un discours étrange aux oreilles de notre mère à tous Ecoutons-le :

— Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

— Nous mangeons du fruit des arbres du jardin, répond Ève. Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.

— Vous ne mourrez point, affirme alors le serpent, contredisant ouvertement le Trés-Haut du ciel et de la terre ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

La Bible révèle qui se cache derrière le reptile pour cracher son venin mensonger. Il s'agit d'un ange puissant qui, par orgueil, refuse d'obéir plus longtemps à son Créateur (voir 1 Timothée 3:6 dans Darby). Et pour avoir une chance de survivre à sa rébellion, il sait qu'il doit entraîner d'autres créatures avec lui.

En Apocalypse 12:9 nous lisons : " Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui."

Plus tard, en effet, d'autres anges de Dieu rejoindront Satan dans sa rébellion. Ces anges porteront alors le nom de " démons " ou " esprits méchants."

Parlant de Satan, Jésus dira : " Lui a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et le père du mensonge." (Jean 8:44)

En effet, le serpent mentait à Ève quand il prétendait que la consommation du fruit de l'arbre interdit par Dieu ferait d'elle une déesse immortelle. Il est un menteur mais aussi un calomniateur car, et c'est un comble, il a accusé Dieu d'avoir menti. C'était la parole de Dieu contre celle du serpent, Satan. Qui Ève allait-elle croire ? Nous le savons, elle se laissa convaincre, mangea du fruit et persuada ensuite son mari d'en faire autant.

La question de la souveraineté

Cet acte de rébellion soulève des questions d'une portée universelle. Elles concernent toutes les créatures intelligentes de Dieu, vous, moi, et tous les anges.

À propos de Genèse 2:17, La Bible de Jérusalem explique dans une note que la connaissance du bien et du mal " est la faculté de décider soi-même ce qui est bien et mal et d’agir en conséquence, une revendication d’autonomie morale par laquelle l’homme renie son état de créature ". Et d’ajouter : " Le premier péché a été un attentat à la souveraineté de Dieu. "

La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. La Bible appelle Dieu " le Trés-Haut sur toute la terre." (Psaumes 83:19, Segond). Mais c'est justement cette autorité suprême que la rébellion en Éden remet en cause. Dieu a-t-il le droit de gouverner ses créatures ? A-t-il le droit de décider pour elles de ce qui est bien ou mal ? Satan a répondu non. Adam et Ève également. Et vous ?

Nous sommes tous concernés, nous, mais aussi toutes les créatures spirituelles de Dieu. Certes ! Dieu aurait pu se débarrasser des trois rebelles sur le champ en les pulvérisant. Il en avait le pouvoir. Mais ce n'est pas la puissance de Dieu que Satan a mis en doute (il n'est pas idiot) mais Son droit de gouverner. Par conséquent, éliminer les opposants n'aurait pas résolu le problème. Dieu aurait juste prouvé qu'il était capable de faire taire l'opposition en usant de violence, ce qui, il faut le dire, n'aurait pas été à son avantage. Il se serait créé l'image d'un dictateur, ce qu'il n'est absolument pas. Au contraire, " Dieu est amour," dit la Bible (1 Jean 4:8).

Satan prétendait que les humains pouvaient discerner eux-mêmes " le bien et le mal." Cela restait à prouver. Dieu a donc décider de laisser aux hommes tout le temps qui leur serait nécessaire pour vérifier par eux-mêmes si ils pouvaient être heureux — voire plus heureux — sans Lui, sans suivre ses directives et obéir à ses lois. A l'heure du bilan, et au vu des résultats, on saurait qui disait vrai, de Dieu ou de Satan.

De tout ce qui précède, nous pouvons tirer une réponse satisfaisante à cette question qui taraude des millions de gens : Pourquoi Dieu permet le mal ?

Ceci dit, regardez autour de vous. Que constatez-vous ? L'homme a-t-il fait de la terre un paradis de délice où la famille humaine vit dans une paix et une sécurité totale ? Si Dieu décidait de faire aujourd'hui le bilan de la domination humaine, qui se révélerait finalement un odieux menteur, Satan ou Lui ?

Une question qui nous concerne

Bien entendu, par le fait même que nous subissons au quotidien les effets de la rébellion de nos premiers parents, nous sommes concernés par cette question. Et cela d'autant plus que la désobéissance d'Adam a des répercussions sur notre santé et notre vie.

Dieu avait dit à Adam que si il mangeait du fruit de l'arbre de la connaissance du bon et du mauvais il mourrait. Dieu n'est pas revenu sur sa parole. Après sa faute il lui a dit : " C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière." (Genèse 3:19)

Le péché d'Adam l'a condamné à mort, et nous avec lui. Paul explique : " C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,... " (Romains 5:12) En désobéissant, Adam a perdu sa perfection originelle, perfection qui lui aurait permis de vivre toujours. Au lieu de cela, il est devenu imparfait et mortel. Cette tare il l'a transmise à ses descendants, nés après sa faute, suivant un principe simple.

Imaginez que j'écrive une phrase avec d'énormes fautes, par exemple :

Jeu suit fâchées avec l'ortograffe.

Si je fais un copier-coller de cette phrase, dois-je m'attendre à retrouver les fautes dans les copies ? Certainement. De même, le péché d'Adam a entraîner des erreurs dans son code génétique, erreurs qui se sont mêmes multipliées avec le temps, et qui se sont transmises de génération en génération. Nous sommes donc, comme notre père, pécheur, imparfait et mortel.

Ceci étant dit, nous sommes également concernés par la rébellion en Éden sous un autre aspect. Souvenez-vous qu'Adam et Ève, par leurs actions, ont pris fait et cause pour Satan, contre Dieu. Ce qui s'est passé en Éden soulève donc deux questions fondamentales.

1°) La question de la souveraineté : Dieu a-t-il le droit de diriger en Maître de l'univers ?

2°) La question de la fidélité des créatures de Dieu à leur Auteur : Puisque Satan a réussi à détourner Adam et Ève de leur Créateur, réussira-t-il pareillement à mobiliser tous les humains pour qu'ils soutiennent sa cause ?

L'exemple de Job

Le récit inspiré des souffrances de Job illustre parfaitement cette question de la fidélité des créatures de Dieu à leur Auteur. On y voit Satan mettre en doute la fidélité de Job à son Créateur. Job est présenté comme un ' homme intègre et droit; craignant Dieu, et se détournant du mal.' (Job 1:1). Mais Satan trouve une raison à cette intégrité : l'égoïsme. Puisque Dieu bénit Job en lui accordant toutes sortes de bonnes choses, Job aurait tort de mordre la main qui le nourrit (remarquez toutefois qu'Adam et Ève ne s'en sont pas privés, eux. L'accusation de Job est donc trompeuse dès le départ). Voir Job 1:8 à 11.

Dieu autorise donc Satan a amener le malheur sur Job. Cet odieux personnage ne se fait pas prier et assène à Job des souffrances indescriptibles, le réduisant à la pauvreté et décimant tous ces enfants en un seul jour. Job 1:12 à 20. Mais Job tient bon. Il reste attaché à Dieu malgré ses terribles malheurs.

Le Diable insiste : " Peau pour peau ! tout ce que possède un homme [n'importe lequel], il le donne pour sa vie." Autrement dit, nul homme, face à la mort, ne restera fidèle à Dieu et à ses commandements. Dieu autorise donc Satan à frapper Job dans sa chair, à le rendre gravement malade. Satan frappe alors le pauvre homme " d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête." La douleur est telle que Job utilise un tesson pour se gratter. Mais là encore il tient ferme son intégrité. (Job 2:1 à 10.

Satan lui envoie alors trois faux amis qui vont se charger de le harceler moralement, jour après jour. Ils vont accuser sournoisement Job d'être pour quelque chose dans son malheur. Ils vont tenir des propos mensongers sur Dieu lui-même, pour réduire la confiance que Job lui manifeste (Voir Job 42:7). Mais rien n'y fait. Job reste un adorateur de Jéhovah, montrant ainsi à la face de tous, y compris des anges, qu'il souhaite soutenir coûte que coûte la souveraineté de Dieu (Relisez Job 1:6 ; 2:1).

Si ce récit est dans la Bible, c'est bien pour nous servir de leçon, pour nous instruire (2 Timothée 3:16, 17). Le message qu'il contient est clair : chacun de nous est impliqué dans la question de la souveraineté universelle. Par nos paroles et nos actes nous soutenons l'un ou l'autre camp, celui du Diable ou celui de Dieu.

Le Fils de Dieu est impliqué

Maintenant que nous avons tous les éléments en main, revenons-en au Fils de Dieu. Quel rôle joue-t-il dans toute cette affaire ?

En tant que créature de Dieu, il est aussi concerné par les insinuations de Satan et ses accusations. Lui aussi devait montrer ce qu'il pensait de l'affirmation du Diable selon laquelle les créatures de Dieu seraient plus heureuses sans la domination illégitime de Jéhovah. Lui aussi pourrait éventuellement prouver, même dans les épreuves et les difficultés, qu'il servait Dieu par amour pour Lui et non par intérêts égoïstes.

Notez qu'en tant que membre à part entière de la divinité (Trinité) ces questions ne l'auraient pas concerné en tant que créature. C'est évident : N'étant pas une créature et un serviteur de Dieu, mais bien son égal, il aurait été dans le box des accusés et non dans celui de la défense. Par contre, en tant que Fils premier-né de Dieu (sa première création), et son " habile ouvrier " (ou assistant lors de la création) il était touché au premier chef par les graves accusations de Satan.

Mikaël (si vous voulez bien qu'on l'appelle ainsi pour rester dans la doctrine des TdJ) avait toujours soutenu Jéhovah. Il était son plus proche collaborateur. Par conséquent, son soutient inconditionnel à Jéhovah pointait particulièrement du doigt sa fidélité. La réponse que Mikaël donnerait à cette grave question de la souveraineté aurait un impact considérable dans l'ensemble de l'univers. Si il se détournait de Jéhovah pour rejoindre Satan, se serait un terrible camouflet à la face de Dieu. Par contre, si il restait fidèle à son Dieu, il apporterait la réponse la plus éclatante aux mensonges de l'Adversaire de Dieu.

Ce que nous enseigne la tentation du Christ

C'est ici qu'il convient de citer Matthieu 4 et la tentation de Jésus par Satan. Arrêtons-nous sur la dernière épreuve : " Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul."

Imaginons que Jésus soit le Dieu Tout-Puissant fait homme, l'offre de Satan peut-elle être alléchante pour lui ? Dieu n'est-il pas déjà " le Très-Haut sur toute la terre " ? (Psaume 83:19 ; Segond) Certainement. D'aucun diront peut-être que l'offre de Satan était pour l'homme Jésus et que la tentation touchait la nature humaine du Fils de Dieu ? Mais Jésus n'était-il pas, à ce qu'on dit, pleinement Dieu et pleinement homme ? D'autre part, sa nature humaine ignorait-elle que sa nature divine possédait l'ensemble de l'univers ? Il y a ici quelque chose qui cloche sérieusement.

Supposons alors que Jésus soit une créature de Dieu et rien qu'un humain parfait sur terre (selon l'enseignement des TdeJ). La tentation a-t-elle plus de sens ? Ô que oui ! Satan offre bel et bien à Jésus quelque chose qu'il ne possède pas encore : le pouvoir sur toute la terre. Ce n'est qu'après s'être montré fidèle jusqu'à la mort que Jésus a dit : " Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre." De même, ces mots de Paul ne s'appliquent au Christ qu'après sa résurrection : " C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père." (Philippiens 2:9 à 11).

D'autre part, que demande Satan en échange de ce pouvoir ? " Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m'adores." Réfléchissons : Satan aurait-il demandé une telle chose à Jésus si celui-ci avait été le Dieu Tout-Puissant, même fait homme ? Et est-il possible de croire que la nature humaine de Jésus aurait pu être dupe d'une telle offre ? Si oui, il faudrait en conclure que la nature divine de Jésus aurait pu se montrer moins performante que sa nature humaine ce qui est tout bonnement ridicule. Par contre, on n'oublie pas qu'un humain parfait peut pécher et se détourner de Dieu. Adam l'a bien fait, lui. Par conséquent, si l'on voit en Jésus uniquement un homme parfait, on comprend que la tentation de Satan pouvait se montrer efficace.

Allons plus loin encore. Satan demande un acte d'adoration, demandons-nous pourquoi. Si Jésus avait été le Dieu Très-Haut, il est difficile de croire que le Diable demande à celui-ci de l'adorer, quand bien même aurait-il pris une forme humaine. Selon ce qu'on nous dit, Jésus était conscient d'être pleinement Dieu et pleinement homme. Mais si tel était le cas, la demande de Satan lui aurait semblé d'une stupidité comme c'est pas possible. Il lui aurait répondu : " N'inverse pas les rôles : c'est toi qui me doit le respect et l'adoration ! "

Alors pourquoi Satan fait-il cette demande , A-t-elle un lien avec la question de la souveraineté ? Bien entendu ! Le Diable ne demande pas à Jésus d'être infidèle à lui-même (Jésus en tant que Dieu, membre d'une Trinité), mais bien à son Créateur, Jéhovah. Si Jésus avait accepté, Jéhovah aurait perdu son plus fidèle allié. Pire ! Son Fils premier-né, celui qui avait travaillé à ses côtés pour créer toutes choses.

Jésus savait qu'en renonçant à l'offre de Satan, il devenait pour lui sa principale cible et celui-ci ne lui épargnerait désormais aucune difficulté ni aucune souffrance. Or Jésus savait de quoi Satan était capable car il avait observé, du haut du ciel, depuis plusieurs milliers d'années, comment le Diable avait apporté tourments et deuil sur la terre (souvenez-vous de ce qu'il a fait à Job à cause de sa fidélité). Il fallait beaucoup de courage et une confiance inébranlable en Dieu pour répondre à Satan : " Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul."

Jésus cite ici, peut-être, Deutéronome 5:9 ou 6:13 (ou les pensées clés de ces versets). A la place du mot " Seigneur ", l'original hébreu porte le Nom de Dieu, Jéhova. Alors que veut dire Jésus ? Qu'il est, lui, Jéhovah, et que lui seul doit être adoré ? La logique veut que l'on réponde par la négative. Ailleurs, en maints endroits, Jésus a clairement dit qu'il avait un Dieu, tant durant son séjour terrestre qu'après sa résurrection (Jean 20:17 ; Apocalypse 3:12). La conclusion saute aux yeux : Jésus refuse de reconnaître Satan comme son Dieu. Sa fidélité va à Jéhovah et à Lui seul quoi qu'il arrive. Pour Satan, cette réponse fut une véritable déclaration de guerre, une guerre sans merci qui allait finir par la mort du principal Fils de Dieu, Jésus-Christ, comme cela avait été annoncé le jour même du péché d'Adam (Genèse 3:15).

Le rôle de Jésus dans la Rançon

Par son péché, comme nous l'avons vu, Adam s'est condamné à mort. Plus grave encore, il a condamné tous ses descendants à vivre une vie difficile, rempli de tourments et de peines, et qui finirait par cesser brusquement, dans la poussière (Genèse 3:19).

Rappelons ces paroles de Paul : " C'est pourquoi, comme par un seul homme [Adam] le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,... " (Romains 5:12)

Cependant, si l'on y réfléchit, sommes-nous vraiment responsables de ce qui nous arrive ? Non, en effet. La faute revient à Adam, notre père à tous. Nous subissons les conséquences de sa mauvaise décisions bien malgré nous. Par conséquent, serait-il juste de la part de Dieu de nous laisser dans cette situation sans faire quelque chose pour nous ? Bien sûr que non, et cela ne lui ressemble pas. La Bible dit que " Dieu est amour " et que " toutes ses voies sont justes; C'est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit." (1 Jean 4:8 ; Deutéronome 32:4).

Alors que pouvait faire notre Créateur pour éliminer les effets du péché d'Adam sur nous ? Pour le comprendre, il faut bien cerner ce qui a été perdu par Adam. Car chaque chose a un prix et il faut connaître la valeur réelle d'une chose pour savoir qu'elle somme il faut prévoir pour l'acheter.

Adam était un homme parfait, sans défaut. La vie éternelle s'offrait à lui. Cette espérance de vie éternelle, sur la terre, il pouvait la transmettre à ses fils et à ses filles. Il n'était pas question d'une quelconque vie au ciel à cette époque-là. Dieu n'a jamais parlé de ça à Adam. Ce qu'Adam a perdu, c'était donc ça, la vie éternelle dans un paradis, avec la perfection, pour lui-même et pour tous ses descendants. Et quoi d'autre ? Rien. C'était déjà plus que suffisant. C'était merveilleux ! C'était le dessein de Dieu (Genèse 1:28 ; 2:15). Voila tout ce qu'Adam a perdu.

Quel prix cela représentait-il ? Pourrions-nous acheter à Dieu tout ce qui a été perdu ? Non. La Bible dit : " Ils se confient en leurs biens, ils se glorifient de l'abondance de leurs richesses. Mais l'homme ne saurait racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon. Car le rachat de leur âme [ou vie] est trop cher, et il ne se fera jamais." (Psaumes 49:7 à 9 ; Ostervald). Quand bien même nous offririons notre vie pour quelqu'un d'autre, nous ne donnerions à Dieu qu'une vie imparfaite et un corps ravagé par l'imperfection : un prix bien ridicule fasse à la valeur d'une vie parfaite et éternelle.

Humainement parlant, c'était sans espoir. Voila pourquoi Dieu a pourvu lui-même au prix de rachat de nos vies. La Bible appelle cela la Rançon. Il en était déjà question dans le Psaumes que j'ai cité juste avant. Cette " rançon " était associée au " rachat " de nos âmes, ou vies. Et c'est là que le Fils de Dieu intervient.

En Matthieu 20:28 nous trouvons ces paroles de Jésus : " Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup." (Semeur) Au mot " rançon ", cette Bible nous renvoie à une note qui dit : " Somme versée pour racheter la liberté d'un esclave ou d'un prisonnier." Cette définition correspond-elle vraiment à ce que nous sommes, des esclaves ou des prisonniers ? Certainement ! En Jean 8:34 Jésus déclare que " Quiconque pratique le péché est esclave du péché," et nous savons que " le salaire du péché, c'est la mort " (Romains 6:23). Mais Jésus ajoute aussitôt : " Si donc le Fils [de Dieu] vous affranchit, vous serez réellement libres."

Oui, Jésus nous affranchit, nous libère des conséquences du péché, c'est à dire la mort. Après avoir dit que " le salaire du péché, c'est la mort; " l'apôtre chrétien Paul ajoute : " Mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur." Le péché a pour résultat la mort, et le pardon des péchés la vie éternelle. Paul exprime cette pensée ainsi : " Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle." (Romains 6:22).

Une rançon correspondante

En Matthieu 20:28 cité ci dessus, Jésus dit qu'il ' donne sa vie en rançon pour beaucoup.' Le mot rançon traduit le grec lutron. En 1 Timothé 2:6, Paul utilise un autre mot, antilutron, quand il écrit : " Car il y a un seul Dieu, et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme, Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon correspondante pour tous... [voilà] ce qu’il faut attester en ses propres temps." Cette leçon est celle de la Traduction du Monde Nouveau, car, de toutes les versions que j'ai consultées, elle est la seule à faire une distinction entre lutron et antilutron. Toutes les autres traductions n'utilisent qu'un seul mot, rançon, pour traduire ces deux mots grecs. Ce mot grec, antilutron, est composé de anti, " contre, par correspondance avec, à la place de ", et lutron, " rançon [prix payé]." Voila pourquoi la Traduction du Monde Nouveau traduit ce mot par rançon correspondante.

Cette leçon est indiscutablement la bonne, témoin ce commentaire de l’ouvrage A Greek and English Lexicon of the New Testament, par J. Parkhurst " [antilutron désigne] une rançon, un prix de rachat, ou plutôt une rançon correspondante ". L’ouvrage cite Hypérius qui dit : " Il désigne au sens propre un prix par lequel des captifs sont rachetés à l’ennemi ; également le genre d’échange dans lequel la vie de l’un est rachetée par la vie de l’autre. " Et cet ouvrage de conclure : " Aristote emploie donc le verbe [antilutroô] au sens de racheter vie pour vie. " (Londres, 1845, p. 47).

Et c’est bien ainsi que Christ " s’est donné lui-même en rançon correspondante pour tous ", en donnant ' vie pour vie.' Dissipons cependant tout de suite un malentendu qui pourrait subvenir. En disant ' vie pour vie ', il ne s'agit pas de la vie de Jésus en échange de la nôtre. Paul éclaire cette question en écrivant : " Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ [Jésus]." (1 Corinthiens 15:22). La correspondance est donc entre la vie d'Adam et celle de Jésus.

L'apôtre donne d'autres précisions en Romains 5:14 et 15 (Semeur) : " Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur les hommes qui n'avaient pas commis une faute semblable à celle d'Adam --- qui est comparable à celui qui devait venir. Mais il y a une différence entre la faute d'Adam et le don gratuit de Dieu! En effet, si la faute d'un seul a eu pour conséquence la mort de beaucoup, à bien plus forte raison la grâce de Dieu accordée gratuitement par un seul homme, Jésus-Christ, a surabondé pour beaucoup."

J'ai mis en italique les mots qui composent l'idée qui nous intéresse : Adam est comparable à celui qui devait venir, c'est à dire Jésus-Christ. En quel sens est-il comparable ? En ce sens que tous les deux étaient des hommes parfaits ayant la vie éternelle devant eux. Cependant, l'un — Adam — a péché et a entrainer avec lui dans la mort tous ces enfants, tandis que l'autre — Jésus — est demeuré fidèle à Dieu jusqu'à la mort, gardant ainsi son droit à la vie éternelle, droit qu'il pouvait offrir en rançon à Dieu pour racheter tous les fils pécheurs d'Adam. Voila pourquoi la Bible appelle Jésus " le dernier Adam." (1 Corinthiens 15:45).

La rançon et la Trinité

Allons droit au but : La doctrine de la rançon, telle qu'elle est exposée dans la Bible, est-elle compatible avec la Trinité ? Réfléchissons :

Pour que Jésus puisse être une rançon correspondante, il devait être " comparable " à Adam. (Romains 5:14). Adam étant un homme parfait, Jésus devait lui-aussi être un homme parfait. Ainsi, il pouvait y avoir rachat d'une vie par une autre. Mais suposons que Jésus eut été plus qu'un homme parfait, aurait-il rempli aux conditions pour être une rançon correspondante ? Non. En clair, s'il avait été pleinement homme mais aussi pleinement Dieu, il aurait présenté une rançon dont le prix était infiniment supérieur à celui réclamé par la justice divine (comparez avec Deutéronome 19:21). Il n'aurait plus été question de rançon correspondante car Adam et Jésus auraient été très différents l'un de l'autre, Jésus surpassant considérablement Adam.

J'ai souvent entendu dire que seul Dieu pouvait offrir sa vie pour l'humanité. Mais d'où vient cette idée ? De la Bible ? Cherchez bien et, si vous trouvez, merci de m'indiquer les références, livre, chapitre et verset. Mais cela m'étonnerait fort que vous trouviez. Car, restons logique, c'est une créature — Adam — qui a péché contre Dieu. Pourquoi faudrait-il donc que Dieu meurt pour racheter sa faute à lui ? Imaginez que quelqu'un pèche contre vous, trouveriez-vous normal d'aller en prison pour lui pardonner ? D'ailleurs, est-il même raisonnable de prétendre que Dieu puisse mourir ? Le prophète s'adressant à Dieu ne lui dit-il pas : " N'es-tu pas depuis l'origine, ô Eternel ? Tu es mon Dieu, mon Saint, tu ne meurs pas." (Habacuc 1:12, Semeur)

Conclusion

Le dogme de la Trinité est pour moi incompatible avec la rançon telle que l'explique l'apôtre Paul sous inspiration divine. Pour que Jésus puisse offrir sa vie en rançon pour beaucoup, il devait être l'égal d'Adam, ni plus, ni moins.

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L'image qui accompagne cette note vient d'une publication des TdJ et je crois qu'elle illustre à merveille l'enseignement des Ecritures sur la rançon : Adam sur un plateau de la balance et Jésus sur l'autre, avec un équilibre parfait. Or, cet équilibre aurait été impossible avec un homme d'un côté et un " homme-Dieu " de l'autre.

Chaque chose a un prix. On ne paie pas un timbre au prix d'un avion de ligne ! Racheter le péché d'Adam réclamait un prix élevé, certes ! Mais surement pas la mort de Dieu, qui ne peut d'ailleurs pas mourir. Pour tout dire, la rançon est l'une des objections les plus importantes que l'on puisse faire au dogme de la Trinité. Pour moi la chose est établie : sur ce point, les Témoins de Jéhovah ont parfaitement raison.

 

Publié dans La Trinité

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Thomas 09/05/2015 10:31

Jésus sur terre était un homme parfait, bien que "Dieu était en lui" selon 2 Corinthiens 5:19. C'était un homme parfait. D'ailleurs, si on suit votre raisonnement, un ange (Mikaël) incarné n'est pas davantage une rançon "correspondante". Adam était-il un ange (un "prince") incarné ? Donc ne mélangez pas tout, la trinité n'a rien à voir avec la rançon et vice-versa.

bleu_lagon 23/05/2015 00:31

Quand la même expression est utilisé à deux reprises dans un même verset, pourquoi lui attribuer deux sens différents ? C'est le même problème qu'avec Jean 10:30 et le sens du mot "un" (voir mon étude sur ce verset). Tordre le sens des Ecritures pour l'adapter au dogme de l'Eglise est une faute.

Thomas 22/05/2015 09:46

Il s'agit d'une union spirituelle. Les chrétiens forment le corps du Christ et sont donc "en lui" dans ce sens qu'ils forment un seul corps avec Jésus à sa tête.
L'union de Jésus avec son Dieu et Père est encore bien plus que cela et est illustrée ailleurs dans la Bible (Lire Révélation 22 par exemple).

bleu_lagon 20/05/2015 11:18

Selon les partisans de la trinité, Jésus était à la fois homme et Dieu, sur terre. Selon ce point de vue, le dogme de la Rançon est contraire au dogme trinitaire. Ton commentaire me surprend donc un peu...

Concernant 2Corinthiens 5:19, je t'invite à lire quelques versets plus haut... Voici comment le texte est traduit dans une version de la Bible que tu retrouveras facilement : " 17 Si donc quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. (...) 18. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. 19. Car Dieu était en Christ réconciliant le monde avec lui-même."

Si donc, comme ton commentaire le laisse entendre, la phrase "Dieu était en Christ" signifie que Jésus était Dieu, que signifie la phrase "si donc quelqu'un est en Christ" ? Que ce quelqu'un est le Christ ? Et donc qu'il est Dieu ?

La Traduction du monde Nouveau met : " Aussi, si quelqu’un est en union avec Christ, il est une nouvelle création ; (...) 18 Mais toutes choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui grâce à Christ et nous a donné le ministère de la réconciliation, 19 à savoir que Dieu, par le moyen de Christ, réconciliait un monde avec lui-même". (Voila qui est nettement plus compréhensible et enlève toute ambiguïté).

Thomas 19/05/2015 14:57

Nous sommes donc d'accord, utiliser la rançon pour réfuter la trinité n'est pas une méthode valable puisque quelle que soit la nature de Jésus au ciel, il n'était qu'un homme parfait lorsqu'il était sur terre.

Quant à 2 Corinthiens 5:19 le texte grec est "Theos ēn en Christō" littéralement "Dieu était en Christ"

bleu_lagon 10/05/2015 00:48

2Corinthiens 5:19 dit : " A savoir que Dieu, par le moyen de Christ, réconciliait un monde avec lui-même, ne leur tenant pas compte de leurs fautes, et il nous a remis la parole de la réconciliation." Ce verset ne dit pas que Dieu était en Jésus !

Quand Jéhovah a transféré la vie de son Fils céleste dans le ventre de Marie, le bébé était pleinement homme. Ce n'était ni l'incarnation d'un Dieu, ni celle d'un ange. Jésus n'était pas simplement l'apparence d'un homme. C'était un homme, parfait, l'égal d'Adam. Ni plus, ni moins.